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Riviera maya

4 mars 2011

le lendemain, on quitte la lagune pour rejoindre Tulum. Après un petit-dej de folie dans un resto végétarien (au petit dej, ça change pas grand-chose), on file avec un programme toujours aussi flou. Bon, d’abord on pose les affaires à l’hôtel puis on avise.

On commence à prendre peur en voyant où se trouve notre hébergement, sur une enfilade de resorts plus coincés les uns que les autres. Puis au bout de quelques km, l’ambiance se détend et on arrive finalement dans un lieu décontracté bien sympa et surtout, chose non signalée à la réservation, outre l’accès à la plage à 200m, il y a un cénote, ou plutôt un lagon à 50m de notre cabane. Un cénote à l’eau d’un vert émeraude intense et entouré d’une mangrove de palétuvier. Le programme est trouvé, on pique une tête dans le cénote, l’océan, on verra plus tard. Notre petite cabane est toute mimi.

Puis on file sur Coba, avec sa grande pyramide et ses nombreux sacbeh (chemins sacrés). Entre-temps, on a fait quelques expériences culinaires : des fruits de mer, dans une grande coupe remplie de piment « tabasco », de maggie et de bière… bizarre… mais pas mauvais, et surtout très rafraichissant.

Le soir, des artistes argentins qui logent au même endroit font un spectacle au village. On avait compris qu’ils étaient acrobates, finalement c’était du théatre. Pas mal, si ce n’est qu’ils parlaient vraiment trop vite, heureusement qu’il y avait aussi de l’humour visuel…

 

Le lendemain, petit tour en kayak sur le cénoté avant d’aller gouter la mer Caraïbes et de s’aveugler sur le blanc scintillant du sable. Non rassasiés, on a fait un tour de pseudo-snorkelling dans la réserve de Sian Ka’an où nous avons eu l’incroyable chance de voir une raie (manta ?) à quelques mètres de nous. Les fonds étaient très beaux, riches en coraux et en poissons colorés. Là où nous étions c’est une pointe qui est entourée d’un côté par la Caraïbe et de l’autre côté par un magnifique lagon clair avec de la mangrove. On y a vu quelques jeunes baracudas et des crabes violonistes.

Pour conclure cette journée, nos visites de sites et quasiment notre séjour, nous sommes allés visiter le site de Tulum, seul monument maya construit au bord de la mer au dessus d’une falaise. Il y avait du monde et on a fait la visite en tong et maillot, mais ça valait le coup.

 

Vous voulez les photos de tout ça ? Ben, faudra attendre notre retour, ce post signant la fin de nos envois, histoire de garder un peu de suspens…

Merci à ceux qui nous ont lus.

 

Bacalar

4 mars 2011

Aujourd’hui on quitte tranquillement cette région aride pour rejoindre la toute proche lagune de Bacalar. En chemin on visite 3 derniers sites rio bec de moindre importance (Kohunlich, Dzibanche et Kinichna). Pour une fois, les plus hautes pyramides n’étaient pas squattées par les vautours comme à Calakmul, en particulier. On a encore eu droit à 2 contrôles de l’armée, probablement à cause de la proximité du Guatemala et du Bélize. Et encore ces fois-ci, et on ne peut plus mettre ça que sur le compte du stress, impossible de comprendre ce qu’ils nous demandaient. On a même rit au nez du premier tellement on n’avait rien compris, il l’a un peu mal pris mais a vite compris que c’était de nous-même qu’on rigolait. Mais faut dire qu’ils parlent vraiment dans leur barbe, c’est les seuls qu’on ne comprenne pas. Puis on va aller se poser au bord de la lagune aux sept couleurs, bien que ce ne soit que diverses teintes de bleu… mais il est vrai que le ciel paraît bien fade au dessus de ce lac aux bleus intenses. L’eau est à température idéale et quand on regarde sous l’eau, on a l’impression d’être dans une immense piscine bleue. Avec des poissons, un peu. Le fond est blanc, un peu vaseux ce qui n’incite pas trop à poser les pieds et les rares algues sont près du bord, parmi les nénuphars. Notre palapa, bungalow au toit en « chaume » et rond, a directement la vue sur le ponton qui permet de se mettre à l’eau et les 20 mètres de pelouse qui les séparent sont un bon prétexte pour prendre le soleil. Le programme de demain n’est pas vraiment fixé : plage, réserve biologique de sian ka’an, les sites de coba ou de tulum… on se laissera porter par l’humeur et les dernières flâneries de ce voyage…

photo yaxchilan et tout le reste jusqu’au rio bec

2 mars 2011

photos palenque et agua azul

2 mars 2011

Rio Bec

2 mars 2011

Avant tout, on voulait vous remercier pour tous vos commentaires. Il est vrai qu’on n’a pas vraiment la possibilité de vous répondre car bien souvent nos textes sont écrits avant d’avoir accès à Internet (et donc à vos messages) mais sachez qu’on les lit attentivement et qu’ils nous font bien plaisir. A moins d’une semaine du retour, le nombre d’article va vite être réduit à peau de chagrin.

Pour répondre à Karine, non, en fait, ils n’avaient pas de si petits pieds, et il s’agit de « faux escaliers » typiques de la décoration du style Puuc, car il ne s’agit bien QUE d’une décoration. Le problème, c’est que de nos jours, ces faux escaliers sont souvent les seuls qui restent pour grimper sur les pyramides. Autre point, certains escaliers (vrais) sont parfois guère plus larges. En fait, ceci est pour la même raison qu’on vous parlait d’une pente au pied de la porte à Ek Balam, plutôt que d’escalier : avec des escaliers difficiles ou sur une forte pente, vous êtes obligés de vous courber pour monter, et donc de vous incliner devant le lieu qui symbolise le pouvoir. Une bonne façon de s’assurer le respect forcé des visiteurs.

Revenons à nos moutons et voici le récit de notre loooongue journée dans la région du style Rio Bec.

A la première heure, nous voici devant l’entrée de Becan, site qui présente la spécificité d’être entouré par 2 km de fossés. Bel exemple du style rio bec avec des pyramides assez hautes et des tours presque rondes.

Mais on file assez vite sur LE site perdu, Calakmul. Il faut faire 1h30 de route dans la forêt de la réserve de biosphère pour pouvoir atteindre la partie visitable de Calakmul, soit environ 5% de la superficie totale de la cité. Et pourtant, il nous faudra plus de 4 heures pour arpenter ce « petit » extrait de ces 70 km², la plupart étant toujours inexplorée.

Pourtant les lieux ne sont pas complètement abandonnés. Un service d’accueil particulier nous a reçu. Composé de 7 dindes ocellées, espèce endémique du Yucatan, le repas fut de nouveau une bataille animée pour conserver nos victuailles. Ces animaux ont un plumage magnifique comparable au paon mais vue de près, c’est moins ragoutant, de grosses pustules oranges sur la tête et rouge dans le cou tranchent avec le bleu de leur peau dépourvue de plume.

La plus haute pyramide fait 50m de haut et est très trompeuse car une fois que vous pensez être arrivés en haut, il faut contourner un temple et là : quand y en a plus, y en a encore ! Encore des marches. Et ça sous une chaleur terrible. On a eu beau faire le plein d’eau avant de partir, on a vite senti le besoin de se rationner sur la fin du parcours. D’autant qu’ici, il n’y a que des furieux pour venir donc aucun vendeur de babioles ni de vendeur de boisson ou glaçon, dommage, ils pourraient faire fortune même avec les 4 pelés qui viennent. Il y a principalement 3 pyramides conséquentes qui dépassent largement de la canopée, et de l’une d’elle, on peut apercevoir au loin l’un des miradors de Tikal, cité ennemie située au Guatemala.

Au retour, comme la nuit tombait quelques mammifères se sont aventurés près de la route, rendant le trajet plus agréable.

A l’aller, on a été surptis par un panneau routier avec, on vous le donne en mille, une chauve-souris dessus et un panneau associé avec écrit 40km/h max ! On a vite compris pourquoi au retour. Il faisait nuit et on a croisé un bon paquet de chauves-souris qui volaient au ras de la route. Même qu’il y avait des copains chiroptérologues qui étaient en train de noter des trucs, peut être la vitesse des voitures… ou le nombre de cadavres de CS percutées. On savait qu’il y avait une « grotte à chauve-souris » dans le coin mais on ne pensait pas que c’était de là que venait ce flot. Il semble qu’il y ait plusieurs centaines de milliers d’individus qui sortent en un gros nuage le soir, mais évidemment, l’accès est désormais interdit. Dommage…

On the road again !

28 février 2011

On quitte notre campement et départ pour la région du Rio Bec, au nord du Guatemala et au sud de Cancun, notre destination finale. Il s’avère qu’on a effectivement eu assez d’essence pour rejoindre la première station service mais ce fut limite et on constate alors que notre réservoir n’est pas bien gros. En chemin, on assiste à des scènes de vie très étonnantes. Deux mexicaines qui se crêpent le chignon sur la route et tous les villageois rassemblés d’un côté de la route, sans intervenir et qui regardent. Plus loin un homme à cheval avec un bébé tout juste en âge de tenir sa tête. Plus loin encore, un enfant de 6-7 ans qui porte une charge impressionnante selon la méthode locale, c’est-à-dire avec un bandeau sur le front. Une femme avec son plus jeune dans le dos, le plus grand à l’avant et avec un seau de 30l sur la tête. Puis on rejoint des zones plus urbanisées et là d’autres scènes bluffantes. La pire c’était cet homme sur un chantier d’élargissement de la route et qui derrière le camion servant à aplanir le goudron faisait ses pompes en plein soleil, sur une main bien sûr, et sur le goudron qui venait d’être tassé. Tout ça en plein midi. Moi aussi, tous les matins, je fais mes pompes sur le goudron fumant, ça me revitalise !

On a abandonné la fraicheur du Chiapas et la chaleur ici est aussi écrasante que l’horizon redevient plat.

On a eu droit à notre premier vrai contrôle par les militaires avec descente du véhicule et fouille des sacs. Ils ont eu l’air surpris en ouvrant la voiture, mais c’est vrai qu’entre les chaussures de marche en vrac, la demi-pastèque posée au sol, le paquet de biscuits entamé sur le siège arrière, les maillots en train de sécher sur les sacs et l’appareil photo à l’avant, on faisait un peu gypsies dans la caravane. L’un d’eux sort les jumelles du sac et commence à regarder dedans en parlant de monos (singes) mais le stress de l’uniforme fait vite perdre son latin, et d’autant plus son espagnol. Ils nous parlent de prendre des photos, on est un peu dépassé par le décalage entre leurs propos et ce qu’ils sont en train de faire et soudain, on comprend que juste à côté du poste de contrôle, il y a effectivement 3 singes qui jouent à l’ombre. Alex prend donc quelques photos, plus pour leur faire plaisir qu’autre chose pendant que Guilhem continue de surveiller ce qu’ils peuvent prendre et surtout ce qu’ils pourraient mettre et, sans même nous demander nos passeports, ils nous laissent repartir. La voiture est un peu plus en bazar, mais à peine.

Au total, 7h de route pour rejoindre la région du Rio Bec. Nous avons juste le temps de faire la visite de 2 monuments avant la fermeture. Balamku, célèbre pour sa frise polychrome de 17 m de long et Chicanna, littéralement la maison de la bouche du serpent.

Puis, nous nous installons dans notre jungalow, un bungalow dans la jungle donc, et plutôt sympa avec lit à baldaquin et tout et tout. Ce soir, nous prenons une bière au bar et nous réfléchissons au programme de demain qui s’annonce chargé.

Yaxchilan, Bonampak et les Lacandones

28 février 2011

Toujours pas de photo ! connexion quasi inexistante

Aujourd’hui on est le 26 février et si nos pensées vont à Loïc qui fête ses 30 ans, on n’a absolument aucun moyen de le lui souhaiter, que ces quelques lignes, lui confirment, un peu tard, que l’on a pensé à lui… Bon anniversaire, petit trentenaire !

On part à l’aurore (bon, il est 7h30 mais on a du mal à se lever plus tôt) pour aller à Yaxchilan. C’est toute une expédition, il faut aller à la frontière du Mexique et prendre une pirogue le long du fleuve Usumacinta pour rejoindre les ruines de Yaxchilan, le « lieu des pierres vertes ». On espérait partager la pirogue avec quelques chalants mais on se résout vite à partir seuls avec le pilote, le guichetier semble même surpris d’avoir des clients à cette heure-ci, et peut-être même pour la journée. On a vraiment l’impression de partir à l’aventure. Et l’arrivée au site est tout aussi déconcertante. Au détour d’un virage dans la forêt encore un peu brumeuse, un grand mur imposant et recouvert de mousse (verte) se dresse devant nous. Quelques timides rayons de solein arrivent à transpercer la canopée. On attend, pas si loin, des hurlements « familiers » : les singes hurleurs manifestent leur présence. Il a plu cette nuit, ce qui ajoute à la moiteur des lieux. Seuls dans ces lieux tout de même sauvages, on se sent l’âme d’expéditeurs et cela va croissant lorsqu’il s’agit de traverser le premier bâtiment (que la plupart des visiteurs qu’on verra en partant contourneront). Ce bâtiment s’appelle le labyrinthe… et il est vrai que sans nos bonnes lampes, on ne se serait jamais aventuré dans ces lieux tant l’obscurité y est totale. Il ne nous manque qu’une vraie torche et on entendrait presque la musique d’Indiana Jones. Avec les serpents, les araignées (pour le coup, effrayantes, pourtant il nous en faut) et les chauves-souris, presque familières. On ressort excités et effayés des lieux pour arriver dans une place bien dégagée avec quelques grandes stèles gravées et quelques temples dans un état, on dira passable. Et on a le site rien que pour nous ! De vrais explorateurs en herbe. Au dessus de cette grande place, de nombreuse marches nous amène à la grande acropole avec encore de magnifique gravures et statues. Les représentations sont surtout celles de Oiseau-Jaguar souverain majeur et d’un descendant Soleil-Jaguar. On fait le tour de ce qui est accessible et on commence à voir des gens arriver au moment où on retourne prendre notre bateau.

Petit pique-nique rapide – au fait, le hamburger au thon, c’est pas bon ! Et on va pour rejoindre Bonampak. On a appris 2 choses pendant ce séjour : le hamburger au thon c’est vraimant pas bon et les voitures automatiques c’est nul, même pas des vraies voitures !

Petit interlude : partager notre chambre avec un gecko ou une chauves-souris, d’accord, on l’a fait, pas de souci. Partager notre douche avec un scorpion, passe encore. Faire pipi avec un iguane qui vous regarde… OK. Mais le gecko qui lézarde (!) sur le tableau de bord de la voiture et se faufille dans la direction, ça commence à faire beaucoup !!! ne nous demandez pas comment il est entré, sorti (s’il est sorti) on sait pas.

Bref, petit détour donc à Bonampak qui est un petit site célèbre surtout pour ses peintures parmi les plus belles de l’art maya classique. Pour résumer on y voit des scènes de guerre, de célébration, de scalp, de danse…

Il est 14h, il est temps pour nous de faire notre petite rando usuelle. On part donc avec un lacandon pour rejoindre des cascades et un site maya. Au début, on a hésité à prendre un guide mais l’inexistance de signalisation nous a confirmé que c’était un bon choix. Carlos, nous amène donc à travers la forêt en nous racontant diverses choses, tant sur la culture lacandon, que sur l’usage des plantes, la forêt, les légendes, les jaguars, son enfance. Difficile de vous résumer tout ça ici mais c’était très instructif et passionnant de voir comment notre planète accueille une variété infinie de cultures. Ceci n’est pas péjoratif, et ne voyez là aucune condescendance juste le constat de contrastes qui interpellent.

Repos bien mérité au campement où on espère avoir la chambre pour nous seuls, le seul bémol de la journée étant qu’Alex a fait don malgré elle de ses lunettes de soleil à un obscure dieu maya. Demain départ pour Xpujil (prononcez Chpouhil). Le propre du voyageur est de voyager, d’avancer et de ne pas s’attarder trop longtemps quelque part mais la vie ici paraît bien paisible.

 

Le chiapas

28 février 2011

Désolé, pas de photos car connexion hyper lente ! Plus tard

 

Démarrage tranquille, aujourd’hui on se la prend cool. On quitte Campeche en suivant la côte du Golfe du Mexique aussi longtemps que possible. La zone est peu touristique et on croise surtout quelques pêcheurs. Certains faisaient un truc qu’on n’a pas bien saisi, on aurait dit qu’ils étendaient le contenu de paniers sur de grandes dalles de béton. Le contenu semblait être surtout composé d’algues et probablement devaient-ils trier les petits poissons perdus dedans. D’ailleurs les mouettes et autres pélicans affluaient sur ces zones d’épandage. Alors qu’on ne s’y attendait pas on a vu une belle zone de mangrove entre deux villages de pêcheurs.

La route a été longue, surtout que ce sont des très longues lignes droites, ce qui ne donne pas l’impression d’avancer. Ici, la technique de dépassement diffère un peu de chez nous : il est proposé par les panneaux signalétiques de se ranger sur la « bande d’arrêt d’urgence » pour laisser passer le véhicule qui suit. Ça, plus le cligno à gauche pour dire de doubler, on s’y perd un peu. Mais du coup une 2 voies devient très vite une 2X2 voies…

On s’est arrêté manger un « je sais pas quoi » à base de poulet pané dans une mixture à base de maïs avec un peu de sauce tomate, le tout enrobé dans une feuille de plantain et bouilli. Bizarre, et pas très gouteux au premier abord, mais avec les oignons marinés et le piment, c’était plutôt pas mal. Côté hygiène, mieux vaut ne pas être trop regardant… Ici, les petits snack ne sont pas chers, là, moins de 3€ à deux et dans les restos, on peut facilement s’en sortir à 10€ à deux. Il paraît qu’au guatemala, c’est 3x moins cher…

Sur la route, le paysage change guère et pourtant il y a une différence flagrante : il y a des étangs et des rivières, mais tout parâit toujours aussi sec.

On arrive finalement à Palenque et on décide d’aller visiter le site dans la foulée. On a 3h devant nous, ça devrait être bon. Puis on apprend que non, désormais le site ferme 1 heure plus tôt ! On accélère un brin la cadence en se disant que si on n’a pas fini ce soir, on reviendra demain matin.

Et là, c’est grandiose. Alors que quelques km avant, c’était ras et jaune, nous voilà devant une belle forêt tropicale et derrière les immenses arbres se trouvent les palais et pyramides de Palenque. On a vraiment l’impression de jouer les Indiana Jones et de découvrir un endroit perdu. Bon on l’oublie vite en voyant tous les vendeurs installés au pied des pyramides mais faisons abstraction… On entre dans le palacio et là, une série de petits couloirs avec des escaliers qui tournent à droite à gauche à peine éclairés par les ébréchures des murs et pouf, vous êtes au sommet du palais (ou de ce qu’il en reste). Palenque est lié à l’empereur Pakal, aussi, impossible de voir un batiment sans qu’il n’y ait sa tête de gravée quelque part. Sa naissance, son couronnement, Pakal à la plage, Pakal et l’épi de maïs géant, Pakal et le dieu soleil-jaguar, Pakal en short… partout !

Et tout est vert ! Même le jeu de pelote, constitué de 2 murs avec un talus dessus est recouvert d’herbe, on s’attend presque à devoir pousser une liane pour rentrer dans une pièce.

Finalement on fait notre tour tranquillement et on profite des lieux jusqu’à ce que les gardiens jouent une fois de plus les gardiens de troupeau et nous rabattent à coup de sifflet vers la sortie. Ils sont fiers avec leurs sifflets !

On se rentre à notre auberge de jeunesse. Ambiance pas stressée, zen babos. La réception est dans la pénombre, sous un arc mayas, avec des pièges à rêves au dessus du lit et des hamacs à tous les poteaux. Eclairage à la bougie… trop détente !

Pour le repas, on se sent comme à la maison, il y a bien sûr des tables « conventionnelles » mais on a mangé, Guilhem les pieds sur la chaises et Alex affalée dans un canapé avec une forme de hamac, tout ça en regardant Terminator 3 en espagnol ! Et en buvant une téquila et une liqueur de « durasno ».

 

Le lendemain, on part vers les cascades d’agua azul qui comme leur nom l’indique ont une eau particulièrement bleue. L’ambiance est là aussi spéciale mais un peu moins détendu lorsque l’on croise les camionnettes des ramasseurs de maïs avec les symboles zapatistes sur le toit. Encore moins détendu quand on voit des camions entiers remplis de flic-soldat-paramilitaire-on sait pas trop bien quoi cagoulés, mitraillettes à la main. On sait bien que l’on n’est pas la cible des dissensions locales, il n’empêche que ça reste impressionnant. Tout comme les panneaux devant certaines maisons disant « vous êtes en territoire zapatiste », au moins les choses sont claires !

Les cascades sont immenses et l’eau est d’un bleu-turquoise troublant qui tranche sur l’ocre des rochers. Et bien sûr, qui dit cascade dit Guilhem qui veut se mettre à l’eau… Alors, on est allé à l’eau, un brin fraîche mais avec la chaleur, c’était bien venu… Juste ce qu’il faut pour nous donner un peu de courage avant de faire les kilomètres qui nous séparent de la communauté des Lacandons. C’est une zone un peu – non -très reculée, à la frontière du Guatemala et on fait le plein à la dernière station essence en espérant avoir assez pour faire l’aller-retour. Mais de toute façon, on constate vite que de « bons samaritains » proposent de l’essence tout au long de notre trajet, on verra bien si on en a besoin…

Arrivés sur place, on se pose de nouveau au bord de la rivière et on se sent un peu largués dans notre chambre. Non, loin, il y a une « touriste » qui joue avec les enfants de la communauté. Finalement on les rejoint et on se retrouve à jouer à un jeu universel : le baccalauréat. Vous savez, choisi une lettre et trouve un pays, une vill, un animal qui commence par cette lettre. Pas toujours facile, mais on vous assure qu’en espagnol, c’est pas du gateau ! Notre vocabulaire peut encore s’enrichir…

Demain la journée s’annonce chargée avec au moins la visite de Yaxchilan et une « caminata » vers les cascades.

 

photo suite et fin

25 février 2011

photos

24 février 2011

difficile de vous mettre des photos,  le reste suivra quand on pourra…

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